Le sport automobile gersois a un nouveau visage. Floriant Martins, 32 ans, slalomeur confirmé, veut passer un cap. Son objectif ? Se canaliser pour enfin viser la ligne droite et rivaliser avec les meilleures monoplaces du championnat.
Issu d’une lignée de pilotes, il a le slalom dans le sang. Son père Dominique, figure locale, a marqué son époque au volant de sa fameuse R5 GT Turbo. Sa mère Béatrice, elle, gérait déjà l’intendance des week-ends de course. Une vraie histoire de famille.
Floriant Martins : l’héritier du slalom dans le Gers
Floriant commence en 2012, à 18 ans. Il débute sur des Clio, puis des GT Turbo. Des voitures avec lesquelles il apprend vite. En 2018, il se qualifie pour la finale de la Coupe de France. Il récidive en 2022, se plaçant parmi les 120 meilleurs pilotes du pays.
Ces résultats lui donnent des idées. Il veut passer à l’étape supérieure. En 2022, il achète une Martini. Puis, il y a deux ans, il passe à une Reynard de 1989. Un châssis en carbone, plus rigide que l’aluminium de la Martini. Un changement radical.
- 2012
Débuts en slalom sur Clio, puis GT Turbo.
- 2018
Première finale de la Coupe de France.
- 2022
Nouvelle qualification et achat d'une Martini.
- Il y a deux ans
Passage à la Reynard 1989 en carbone.
- Juin dernier
4e au scratch au slalom de Condom.
- Aujourd'hui
Objectif : rivaliser avec les Dallara et viser les podiums.
Un changement de voiture qui bouleverse son pilotage
Cette Reynard l’oblige à revoir sa conduite. « Le châssis carbone est plus exigeant », explique Floriant. Il doit adapter son style. Fini les freinages tardifs systématiques. Il apprend à mieux doser ses trajectoires pour garder de la vitesse en sortie de courbe.
Un vrai travail de fond pour ce slalomeur qui a toujours pilote « tout en force ». Aujourd’hui, il cherche la précision. « J’apprends à me canaliser », avoue-t-il. Une étape clé pour espérer battre les Dallara, les monoplaces qui dominent les classements nationaux.
Lors du dernier slalom de Condom, en juin, il a terminé 4e au scratch. Un résultat encourageant. Mais il en veut plus. Il sait que la performance passe par la maîtrise de soi et de sa machine.
Le slalom : une école de conduite exigeante
Le slalom est une discipline à part dans le sport automobile. On enchaîne les virages serrés, les accélérations franches et les freinages précis. Une vraie épreuve pour les nerfs et pour la technique.
- 🚗 Un pilotage propre et fluide pour gagner des dixièmes
- 🏁 Une lecture rapide des trajectoires entre les plots
- 🔧 Une connaissance parfaite de sa voiture
- 🎯 Une gestion mentale pour rester concentré sur toute la manche
Floriant le répète : « Le slalom est une formidable école de conduite, accessible à tous. » Chaque course est un apprentissage. Chaque virage est une leçon. C’est cette approche qui lui permet de progresser saison après saison.
L’objectif : rivaliser avec les meilleures monoplaces
Dans le Gers, les courses de slalom attirent un public fidèle. Les pilotes locaux comme Laurent Lugardon ou Yoan Duprat sont des références. Floriant veut maintenant se mêler à la lutte pour les podiums face aux Dallara, ces monoplaces rapides et efficaces.
Pour ça, il cherche des partenaires et des sponsors. Il veut aligner sa voiture sur toutes les manches et emmagasiner de l’expérience. Avec sa détermination et son talent, il a plus qu’une chance de réussir.
Le chemin est encore long, mais Floriant Martins a les épaules pour. Son histoire, son travail et sa passion parlent pour lui. Le slalomeur du Gers avance droit vers son but. La ligne droite n’a jamais semblé aussi proche.
Ce que le slalom du Gers nous apprend
Le slalom, c'est vraiment une bonne école pour débuter ?
Floriant le dit lui-même : c'est une école formidable, accessible à tous. On apprend à lire les trajectoires, doser les freinages et gérer sa concentration. Après, le passage en monoplace demande un autre style.
Pourquoi avoir changé sa Martini pour une Reynard ?
La Reynard de 1989 a un châssis en carbone, plus rigide que l'aluminium de la Martini. Ça change tout en termes de comportement et oblige à piloter plus précisément.
Comment on fait pour se canaliser quand on pilote tout en force ?
C'est un travail sur soi. Floriant apprend à freiner moins tard, à lisser ses trajectoires et à penser à la sortie de virage. La vitesse vient ensuite, naturellement.
Il peut vraiment inquiéter les Dallara, ces monoplaces rapides ?
Au dernier slalom de Condom, il a fini 4e au scratch. Avec plus de roulage et de la précision, il peut jouer devant. La marge existe, il la travaille.
Cela vous parle ? Partagez votre expérience ci-dessous
Laisser un commentaire
Coureur marseillais depuis vingt ans, ancien demi-fondeur reconverti au trail. Il court les Calanques et le Garlaban toutes les semaines. Passionné par la préparation physique et les récits de course.